SEJOUR URCC A KER BEUZ - TREGARVAN SUR LA PRESQU'ILE DE CROZON - DU 24 AU 30 MAI 2015

DIMANCHE 24 MAI

Nous sommes à l'heure à la gare de Chateaulin à 15 h 00 pour récupérer Christiane. Puis direction Ker Beuz en suivant les instructions de Josée LE MOAL, arrivée sans souci et rencontre avec Bernard "Zébulon" pour récupérer les clés des chambres et faire la visite des lieux. On s'installe et tout le monde arrive rapidement.

19 h 00 - Apéro d'accueil avec Christelle (la gérante) qui donne les grandes lignes de fonctionnement du centre.

19 h 30 - Premier diner : très bonne surprise, jolies tables et menu d'exception (Feuilleté forestier / Saumon avec ses légumes croquants / salade et fromage / salade de fruits frais).

21 h 00 - Soirée cabaret avec Bernard Zébulon, surnom que je lui ai donné juste après cette première soirée menée tambour battant avec de l'humour, du talent et du plaisir jusqu'à 22 h 00. Au programme,  divers tableaux musicaux dont Bourvil avec la tactique du gendarme qui a tant fait rire Danièle des IBE. Jean-Claude des IBE s'est retrouvé grimé en blonde Dalida, et là encore du fou rire.



LUNDI 25 MAI

Matin : l'Ile d'Aber - 7 km

8 h 00 - Premier petit déjeuner avec crêpes, gâteau breton, pain grillé et autres gourmandises...

9 h 00 - Rendez vous avec Bernard Quermener, notre guide, on prend les voitures pour descendre à la plage de l'Aber tous ensemble. Présentation de la randonnée et rappel des consignes de sécurité avec notamment l'interdiction de doubler notre guide sous peine de payer l'apéro à tout le groupe et au guide.

Quelle jolie boucle cette première matinée, le soleil était au rendez vous pour tout combler. Premiers points de vues sur ces plages magiques, cette mer bleue translucide et toutes ces fleurs... Découverte de la langue bretonne, Bernard nous donnera des explications sur quelques expressions bretonnes, notamment :

Glaz : couleur de l'eau bleue ou verte

Menhir : pierre longue

Dolmen : table en pierre

Ker : lieu habité

Beuz : buis

Cocit : bois

Ki - Ky : maison

Gal : étranger

Menez : mont.

Beau courage de nos petits marcheurs qui ont fait la totalité de cette première rando sur ces petits chemins caillouteux qui montent et descendent au gré des escarpements de la cote. Impossible de passer par l'ile d'Aber car la marée ne nous le permet pas, on finit donc notre ballade par le four à chaux.


 

Retour au centre pour déjeuner, ou là encore belle surprise culinaire avec, en entrée, des asperges vertes en vinaigrette avec zestes d'orange / Brandade de morue - salade verte / Baba Bouchon - chantilly - Choco blanc... Cette semaine va être un vrai régal sur le plan de la gastronomie...



Après-midi : le Menez Hom - 11 km

14 h 00 - RdV pour la seconde ballade où quelques uns de nos petits marcheurs décrochent pour pouvoir faire la journée du lendemain. On part à pied du centre avec Bernard, direction le Menez Hom, réservoir naturel de la région, haut de 330 m et classé patrimoine naturel.

Bernard profite de chaque pose pour nous raconter un peu d'histoire bretonne et nous explique le drapeau breton avec notamment concernant les hermines qui figurent sur le drapeau, une belle légende de ce petit animal sauvé par Anne de Bretagne. La petite hermine poursuivie par une chasse se retrouve bloquée par une grande mare et plutôt que de souiller sa belle fourrure dans la boue fait face à la chasse, Anne de Bretagne interviendra et la sauvera. De cette légende naquit l'expression "Plutôt la mort que la souillure", devise qui deviendra célèbre pour les Bretons.  Je ne vais pas reprendre les explications de Bernard concernant le drapeau breton au risque de faire quelques erreurs.

Il nous a également signalé et nommé un grand nombre de plantes dont une, très protégée, la "Drosera carnivore" qui pousse sur le Menez Hom.

Arrivés au sommet, nous y avons retrouvé nos petits marcheurs montés en voiture et pu admirer les passionnés de modélisme qui se partagent le site avec un club de parapente.

Bernard nous décrira également les magnifiques points de vue avec le fameux pont suspendu de Térénez, similaire à celui de Millau mais avec une caractéristique il est courbe et enjambe l'Aulne. 

Retour à Ker Beuz en contournant le Menez Hom, avant d'arriver Bernard nous expliquera le baromètre breton avec un galet, il est mouillé, il pleut, il est sec, il fait beau, et ainsi de suite... Petite trempette dans la piscine pour les plus courageux.

Apéritif sardinettes grillées accompagnées d'un verre de vin blanc, diner (moules frites à volonté / kouign-amann avec sa boule de glace vanille) et soirée magie avec Bernard "Zébulon" où participera Marie et je me ferais couper en deux par le fakir... et ressoudée sans garantie que tout refonctionnera...



MARDI 26 MAI - Camaret - 20 km

8 h - Petit déjeuner et premier pique nique à préparer soi-même, pas moins de 4 salades composées, du jambon, de l'andouille, compote, fromage, ships, banane et gâteau breton...

9 h - Départ pour Camaret , on déposera une voiture à la plage de Veryarc'h pour les petits marcheurs avec quelques péripéties. Retour à Camaret, port de sardiniers,  pour le début de la randonnée.

On change de Bernard et on retrouve Bernard "Zébulon", randonnée pleine d'histoires drôles, Bernard nous expliquera également le port naturel constitué du sillon, caractéristique de Camaret, il nous expliquera également les fortifications rencontrées en commençant par le fort du Gouin et nous donnera les explications concernant la plus grosse batterie allemande durant la grande guerre qui fut installée à cet endroit.

Au fil de la randonnée, des paysages toujours plus beaux les uns que les autres avec notamment, la plage de Pen-Hat, une des plus belles d'Europe avec son sable blanc mais terriblement dangereuse avec ses baïnes, bâches (trous) qui provoquent des courants emportant les baigneurs, plage des surfeurs par excellence. Bernard nous expliquera également les caractéristiques naturelles de toutes ces petites criques inaccessibles aux parois de shiite ou pointe de grès et sable très déchiquetées ou plutôt déchirées et déformées par les mouvements des continents il y a des millénaires.

Nous remontrons ensuite sur des maisons construites par des artistes, tombés amoureux du point de vue,  au début du siècle avec notamment les ruines du manoir néogothique du Coecilian construit par l'artiste écrivain Saint Pol Roux. Bernard nous racontera la terrible tragédie qui frappera cette famille, en juin 1940, un soldat allemand investit le manoir, viola la gouvernante et blessa grièvement Divine à la jambe d'une balle de révolver. Il sera souvent dit et écrit que le soldat viola Divine. Saint-Pol-Roux échappe à la mort. Le soldat allemand s'enfuit. Saint-Pol-Roux, qui était à Brest pour s'occuper de sa fille, avait négligé de mettre ses inédits en lieu sûr. Lorsqu'il retourne à Camaret et trouve le manoir livré au pillage et ses manuscrits déchirés, dispersés ou brûlés, il ne se remet pas de ce choc et décède à l'hôpital de Brest. Le soldat allemand fut condamné à mort par le conseil de guerre. En 1944, le manoir fut bombardé par les avions alliés et complètement incendié.

Nous ferons ensuite un détour par les menhirs de Lagatjar, il y en reste encore 87 dont le plus grand mesure près de 3 m en surface. Ces menhirs seraient dédiés à une divinité de la mer.

Nous reprenons notre chemin jusqu'à la point de Pen-Hir et ses tas de pois en passant l'ancienne batterie de Kerbonn où l'on pourra admirer une exposition d'ancres marine impressionnantes.

Descente vers la plage de Veryarc'h pour y pique niquer et se tremper les pieds dans l'eau. 

L'après midi, nous reprendrons le GR 34 jusqu'à la plage de Kerloc'h et retraverserons la péninsule en longeant le marais de Kerloc'h où là encore nous observerons de nombreuses plantes. Nous rejoindrons le GR34 au dessus de Camaret, ce GR a été, en de nombreux endroits, détruit par les éboulements provoqués par les dernières tempêtes et nous serons contraints de remonter sur Camaret par la route sur une courte distance.

Nous finirons notre randonnée par la visite de la chapelle de Rochamadour qui perdit sa flèche lors de la bataille de Trez Rouz en 1694 contre les Anglais, cette flèche décapitée restera telle quelle en l'honneur de la victoire des Camarétois. Nous finirons par le tour du fort Vauban en cours de restauration, travaux arrêtés faute de financement. Sur la route de retour, à la demande générale nous nous arrêterons à la biscuiterie de Camaret et repartirons avec nos gâteaux bretons. Nous aurons juste le temps de nous préparer pour le diner, "soirée crêpes", pas moins de 2 galettes salées et 2 crêpes sucrées, j'en profiterais pour distribuer les comprimés "Mer calme" à ceux qui craignent le mal de mer la traversée du lendemain. 

La soirée "Enquête policière" où participeront Jean-Claude (IBE) qui jouera M. le Maire et sera assassiné, moi même, madame l'épouse du maire, veuve qui découvrira que son mari prend du viagra, la trompe et a fait un enfant à Marie, interprétée par Philo, bonne de M. le curé, et qui fait "tout tout tout" pour M. le Curé. Raymond interprétera l'ivrogne du village qui boit pour oublier qu'il s'ennuie, Danièle (IBE) sera l'épouse du notaire, et n'a jamais rien fait de ses dix doigts. Colette Cordier sera l'étrangère qui vend ses atouts aux commerçants et autres grands personnages du village, Nathalie sera l'institutrice, les autres personnages seront interprétés par les autres vacanciers.

Un grand bravo à l'agent Caux, qui nous a bien fait rire.
M. le Maire a finalement été assassiné par M. le Curé qui ne supportait plus que celui-ci pioche dans les caisses de l'église en plus du fait qu'il folâtrait avec sa bonne Marie...

Les photos suivantes sont des prises de vue écran du film. 



MERCREDI 27 MAI - l'Ile d'Ouessant - 15,4 km

7 h 30 - Petit déjeuner et préparation du pique-nique.

7 h 45 - Rendez vous sur le parking pour organiser le co-voiturage. Manque à l'appel, Jeanne Lips qui est systématiquement malade sur les bateaux et Claudine Dacheux qui part voir de la famille à Quimper et emmène Jeanne qui fera quelques emplettes fidèles aux prédilections de Gérard...

Nous changeons de guide, avec Dominique, "Dom" pour tout le monde, elle nous fera partager sa passion pour la Bretagne, la biodiversité, le respect de la nature, son amour pour tout ce qui est vivant et nous fera partager durant les jours suivants de merveilleux moments plein d'humour, de générosité et de tendresse...

8 h 00 - Départ pour le port de Camaret.

9 h 00 - On est tous sur le port pour embarquer à sur le bateau "Rose Héré", en hommage à cette femme qui risqua sa vie, alors qu'elle ne savait pas nager, pour sauver 14 marins. Traversée très fraîche, on peut dire, sur une mer presque d'huile. Nous ferons un arrêt au Conquet, passerons au large de l’île aux Moines, de l’île de Quéménès où sont installés un couple de jeunes agriculteurs dans une ferme insulaire.

L'ile d'Ouessant, l'ile aux femmes appelée ainsi car les hommes partaient sur le continent pour travailler dans les conserveries ou être pêcheurs sur les chalutiers et revenaient rarement.

Dom nous fera remonter sur le phare du Stiff, un des plus anciens phares de France encore en activité, pour nous expliquer les grandes caractéristiques de l'ile qui est signalée par au moins six phares où les tempêtes sont terribles. Quelques chiffres notés : 1000 naufrages, des vagues de 8 à 22 mètres lors des dernières grandes tempêtes...

Un bus nous transportera à Lampaul pour nous permettre de faire la randonnée plus tranquillement tout en ayant la possibilité de voir les plus beaux points de vue de l'ile.

La rando démarre doucement sur le terrain et c'est un vrai régal pour les yeux. Dom nous emmène tout au long des cotes de l'Ouest de l'ile et nous fera découvrir de merveilleux paysages, complètement différents de ceux que nous avions vus les jours d'avant, parsemés de drôles de blocs de granit recouverts de lichens. Nous partirons, tout d'abord, à la recherche des chèvres, Dom en profitera pour nous expliquer les bienfaits du pâturage et du nettoyage naturel qu'elles effectuent. 

Nous poursuivons notre randonnée jusqu'à un des endroits magiques de Dom pour déjeuner en "harmonie" avec la nature. Nous continuerons vers le phare de Nividic, phare du bout du monde, toujours en activité et totalement autonome. Les divers poteaux que l'on voit encore servaient pour l'alimentation électrique du phare et le téléphérique qui permettait, par gros temps, de remettre en état le phare en cas de panne.

Pas très loin de ce phare, nous verrons également les ruines de la trompette à manège de Pors Aziou. C'était une trompette qui fonctionnait, vers 1866, quand il y avait du brouillard. Celle-ci était activée en son centre par une grande manivelle à laquelle étaient attachés les chevaux de Ouessant, race de petite taille qui a maintenant totalement disparue comme les trompettes d'ailleurs. Leur fonctionnement étant lié aux chevaux qui ont vite fait de comprendre que brouillard = travail, ils prenaient alors la poudre d'escampette dès qu'ils sentaient le mauvais temps arriver.

Quelques centaines de mètres plus, de gros tas de cailloux blancs, amenés par les tempêtes, qui modifient continuellement le dessin des côtes.

Au sol, des racines de goémons desséchées, Dom en profitera pour nous expliquer la croissance du goémon, ses qualités et sa richesse. Au siècle dernier, sur l'ile on s'en servait comme combustible de chauffage à défaut de bois, tout comme la tourbe de l'ile que les villageois découpaient et mettaient à sécher sur les murs à l'aide de gros galets ronds.

Nous remonterons ensuite jusqu'au sémaphore de Creac'h où subsistent encore des ruines d'un pont, aujourd'hui impraticable car trop dangereux, qui permettait d'aller jusqu'à la cloche à brume, remplaçante de la trompette à manège, version plus moderne. Au pied de ce sémaphore, le musée des phares et balises, si j'en crois les recherches effectuées, il est unique en son genre, mais nous n'aurons pas le temps d'y aller.

Dom s'arrête une dernière fois pour nous montrer encore une fois, la beauté de ces côtes déchiquetées et nous expliquent le pourquoi de ces murs en étoile, construits ainsi pour permettre aux moutons de l'ile, de se mettre à l'abri des tempêtes en tournant autour de ces murets.

Elle en profite pour nous montrer au loin, une petit moulin, construit lui aussi en miniature pour permettre aux femmes, puisqu'elles étaient souvent seules, et aux enfants, de l'utiliser même quand les hommes n'étaient pas là.

Retour à Lampaul où nous avons une demi-heure de libre pour visite et shopping avant que le bus ne nous ramène à l'embarcadère pour le retour sur le continent avec une très belle lumière et là encore, une mer d'huile.

Juste le temps de se changer pour nous retrouver au restaurant où nous attend, un pot au feu breton, confectionné par Pascal, le chef cuistot de Ker Beuz, un "Kig Ha Farz" (pour les explications, voir en annexe), un vrai régal, et en dessert far breton...

Nous finirons en beauté avec une soirée jeux bretons animés par Dom. Il y avait un Birinig, jeu où il faut dégommer les quilles à l'aide d'une boule attaché à un piquet, un billard hollandais, jeu où Marie nous a battus Michel et moi, un billard japonais, là encore Marie nous a mis la piquette mais je me suis rattrapée  au jeu de l'élastique, j'ai enfin gagné.



JEUDI 28 MAI - Pointe des Espagnols - 16 km

8 h - Petit déjeuner et pique nique à faire, toujours aussi bon...

8 h 45 - RdV sur le parking pour organiser le co-voiturage, une douzaine s'inscrivent sur la marche du matin, ouille ouille l'organisation, surtout que Dom a décidé de faire du linéaire, 2 voitures à Camaret, 3 au pique-nique et le reste au départ de la rando en étant sur qu'il y est de la place pour tout le monde. c'est bon on part par le chemin des écoliers pour déposer les voitures...

9 h 30 - Départ de la rando, Dom nous présente Bruno, son compagnon qui se joint à nous. Aujourd'hui le parcours du matin est sportif mais mérite largement le détour, demain le parcours du matin sera nettement plus cool nous dit Dom pour rassurer les petits marcheurs...

Dom nous donne également les principales explications du site car nous sommes sur une zone militaire qui a été réouverte au public il y a quelques années seulement. Notre parcours sera jalonné de forts et nous longerons tout au long de notre parcours les anciennes fortifications qui ont assurées la protection de la rade de Brest qui est juste en face.

Ce lieu est chargé d'histoire, on l'appelle ainsi car en 1594 eu lieu une rude bataille entre les Espagnols installés dans un fortin triangulaire sur la dite pointe avec 400 hommes, et les Français et Anglais. Un mois plus tard, il restera 13 rescapés côté espagnol, ils se rendront... Cette bataille fera quand même, côté Français / Anglais près de 2 000 victimes...

Dom nous expliquera également l'ile longue, qui fut occupée par les Allemands pendant la grande guerre, elle servira de base pour les sous-marins et c'est maintenant une base militaire ultra sophistiquée où ont lieu les montages de tête nucléaire, y sont stockés 3 800 fois Hiroshima nous dit Dom...

Première descente un peu rude pour certains mais qui nous amène à un très beau point de vue et Dom en profitera pour nous faire faire quelques exercices pour récupérer plus vite dans les montées, avec Bruno à ses côtés en train de fumer... Lol...

Notre randonnée longera les anciennes fortifications qui ont transformé cette falaise en véritable gruyère où les amateurs de spéléo s'éclatent mais prudence...

Mais avant ,on verra le long du chemin un vieux tank où, un jour, Dom trouva 3 enfants dont un qui avait été enfermé dans la tour par ses potes, trahis par le nombre de vélos...

On apercevra le fort de Cornouaille, typique par sa forme arrondie le long de la falaise puis, on arrivera au Fort des Capucins placé sur une presqu'ile, accessible par un étroit chemin mais beaucoup trop escarpé pour certains d'entre nous. Un dernier fort, celui de la Fraternité puis nous redescendrons à l'ilot du Diable pour y pique-niquer, lieu atypique par cette vue sur les roches déchiquetées de couleur noire, là aussi, un ancien fortin accessible par le pont du diable.

Les petits marcheurs nous laisseront là et nous continuerons notre parcours à travers les champs de marguerites pour rejoindre Camaret en longeant la route sur la fin,  car cette zone est encore sous contrôle militaire, on redescendra sur la plage de Trez Rouz qui porte ce nom car en juin 1694, y eu lieu un débarquement de 800 grenadiers hollandais et anglais qui voulaient prendre Camaret, mais les malheureux furent pris sous le feu croisé des français bien protégés dans leurs tranchées, un repli d'urgence fut exécuté mais la marée descendante bloqua les chaloupes et l'assaut fut donné par les Français... On dit que le sang ruisselait jusqu'à Camaret d'où ce nom...

Dom, fidèle à elle-même ne pourra pas s'empêcher de ramasser des déchets et les rapporter aux poubelles du centre. Nous récupérerons le parcours du mardi pour revenir sur Camaret, au passage une sacré bagnole bien bretonne...

On est rentrés suffisamment tôt pour se détendre avec un cours d'aquagym animé par Dom, on sera une petite douzaine dans l'eau.

Diner avec, pour ceux qui l'ont commandé, un royal plateau de fruits de mer et pour les autres d'un feuilleté à l'andouille, d'une cuisse de poulet accompagnée de choux fleurs et suivi d'une poire grillée aux 4 épices ... Mais auparavant, cadeau surprise de toute l'équipe, ah ils ont bien monté leur coup, une superbe chemisette et un foulard dans mes couleurs...

La soirée s'est finie en beauté avec Karaoké où Murielle, Jean-Yves, Christiane Egeman ont fait plusieurs interprétations fortement appréciées.



VENDREDI 28 MAI - Le Cap de la Chèvre - 12 km

8 h 45 RdV sur le parking pour départ vers 9 h 00. C'est la dernière journée de rando et malheureusement la météo qui avait été de notre côté toute la semaine, ce matin a décidé de nous faire faux-bon, il fait froid et il y a du vent et ce n'est rien de le dire, il n'y a qu'à regarder les photos...

Vu la météo, Dom nous propose de pique-niquer à l'abri au gite de l'Hermine à Saint Hernot sous condition de prendre une conso, adopté à l'unanimité...

On dépose 3 voitures à côté du gite pour ceux qui ne font que la matinée et nous voilà repartis au Cap de la Chèvre, c'est la pointe sud de la presqu'île de Crozon et elle "ferme" la baie de Douarnenez. Depuis toujours, les navires viennent s'abriter derrière quand l'océan est trop furieux.

Le Cap est essentiellement recouvert d'une lande rase de bruyère, Il est envisagé dans les années à venir une réintroduction des moutons pour entretenir la lande.

Au démarrage, petit aperçu sur des manœuvres militaires avec un hélicoptère, très certainement liées au sauvetage en mer.

La rando nous emmène à travers la lande pour traverser quelques jolis villages dont  Rostudel, village de l'extrême où habitaient les reclus, les pauvres d'entre les pauvres qui vivaient péniblement de la pêche, élevait leur cochon. Ces maisons abritaient toutes les générations d'une même famille, le bétail (ca tenait chaud) et certaines, avaient, en haut, une petite ouverture rectangulaire sur le côté, sous le faitage, qui permettait de sortir le mat du bateau que l'on rentrait à l'abri l'hiver.

Dom ne résiste pas à nous montrer quelques jolies portes de jardin et nous emmène au bout du village où je rencontre, par hasard, le propriétaire des lieux, ces maisons abritent encore 4 générations, l'arrière grand-mère, les grands-parents, les parents et la petite dernière... La première maison est pratiquement vendue malheureusement...

Nous continuons, de lieu-dit en village pour remonter vers Saint Hernot, Dom fait un petit détour pour nous permettre d'avoir un aperçu sur le panorama de l'autre côté de la presqu'ile et la fameuse plage de la Palue, plage des surfeurs par excellence, elle aussi interdite aux baigneurs car très dangereuse.

Nous arrivons à Saint Hernot et Dom récupère la clé de l'église pour que l'on puisse la visiter, très beau vitrail dans cette petit chapelle.

On s'installe au gite de l'Hermine et oh génial il y a plein de bonnes choses, pour ma part je me laisse tenter par un jus de fruits maison et un far breton fait maison lui aussi...

La météo ne s'arrangeant pas, Dom décide de changer le programme de l'après-midi, le retour au Cap de la Chèvre par la cote est superbe mais dangereux et glissant sous la pluie et elle menace. Nous irons quand même à l'ile vierge mais feront simplement un aller et retour puis nous irons à Locronan qui mérite très largement ce petit changement de programme.

Nous repartons vers l'Ile vierge, impossible de décrire ce petit écrin, tellement c'est magique... une eau translucide, une toute petite plage de galets difficilement accessible qui demande une peu d'escalade mais qu'importe c'est tellement beau... Une grotte là sur la plage, allez on fait une photo des courageux... On remonte et Jean-claude qui avait fait demi-tour pour raccompagner Claudine au gite, arrive enfin et descend comme il peut, bon ce n'est pas trop académique mais ca marche...

On va un petit peu plus loin et Dom permet à Marie de regarder en bas, quelle belle image... Avec Gérard, je ne résiste pas je remonte plus haut pour avoir une vue d'ensemble...

Retour au gite où on récupère Claudine et les navettes se mettent en place pour récupérer les voitures restées au Cap de la Chèvre puis direction Locronan.

Classé au titre des Monuments Historiques depuis 1924, Locronan est l'un des sites les plus prestigieux de Bretagne, en raison de sa qualité architecturale. Dom nous conseille la boulangerie où l'on y trouve un des meilleurs kouign-amann de la région (je confirme j'en ai pris un pour la fête des Mères et on s'est régalé), la librairie celtique (unique en son genre où j'ai été très gentiment accueilli par son propriétaire, ami de Dom) et la boutique de bières (en face de la librairie, tenue par le frère du libraire et ami de Dom également où l'accueil y est similaire) sans oublier l'église Saint Ronan et bien sûr toutes les petites rues adjacentes.... Pas le temps de tout voir.

Retour à Ker Beuz pour notre dernière soirée avec apéritif offert par la maison avec des petits fours, et diner de gala une fois de plus avec en entrée un flan de Saint-Jacques suivi d'une choucroute de la mer, du chèvre frais (produit à côté) accompagné de salade et pour dessert des fraises du pays avec coulis de fraises.

Christelle nous présente l'équipe du restaurant et de la cuisine et nous explique que leur chef est actuellement dans les Pyrénées en train de défendre les couleurs de Ker Beuz sur un concours en cuisine qui privilégie les produits du terroir.

Pour clôturer, une soirée dansante avec une initiation aux danses bretonnes animée par Bernard "Zébulon", où les URCC se sont bien défoulé...



Mais toutes les bonnes choses ont une fin et c'est la fin du séjour...

Un grand merci à tout les participants pour leur joie de vivre, leur participation et cette grande solidarité au sein du groupe qui a tellement surpris l'équipe de Ker Beuz, "rarement nous avons eu un groupe aussi solidaire et attentif aux uns et aux autres", je ne pouvais pas avoir de meilleur compliment pour le club.

Je remercie aussi Jean-Claude Leconte, des IBE, qui m'a porté mon eau et ma cape de pluie toute la semaine, qui a fait le serre-file, assurer la sécurité du groupe, a fait également de très belles photos et m'a transmis les cartes des randos.


Quelques informations...

Les cartes transmises par Jean-Claude

Un dernier album : les fleurs de la Bretagne, il me manque quelques noms, à vous de jouer...



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Le fameux Kig Ha Farz - Pot au feu breton
recette et explications du kig ha farz.p
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